Gorogsson Long Sylver

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Gorogsson Long Sylver

Message par Zackariel le Ven 28 Oct - 20:15

Gorogsson Long Sylver.


Les mers et les océans n'ont jamais été des lieux sûrs pour toute espèce d'humanoïdes.
Outre les tempêtes meurtrières, les monstres mythiques ou autres créatures abyssales, rien n'est plus dangereux sur les flots pour l'homme que l'homme lui même.

Voilà maintenant des siècles que les guerres font rage partout dans le monde.
Et la guerre, ça change les hommes. Perte d'un être chair, trahisons, ou tout simplement la soif de l'or, sont bien des motifs qui poussent l'être dans ses travers.

Gorogsson, jadis jeune Forgerune et brasseur en herbe, marchait dans les traces de son père, Gorog l'assoiffé, puissant seigneur Nain d'une forteresse riche et prospère.
Jusqu'à ce qu'une guerre éclate, une Waaagh !!! sans précédent s'était abattue sur sa forteresse quand Gorogsson était encore jeune, le forteresse fut ravagée et le seigneur Gorog porté disparu.
Des années durant, Gorogsson avait quitté sa forteresse à la recherche de son père, lui qui était désormais sa seule famille, et son maître d'apprentissage dans les arts de la guerre et les valeurs naines.

Durant son voyage, il fit bien des rencontres, parcouru bien des nations à la recherche d'indices qui lui permettraient de localiser son père qui selon les rumeurs n'était pas mort, mais s'était lancé dans une quête éternelle afin de chasser le chaos des terres habitées par les hommes et les nains, et restaurer la gloire passée des forteresses naines.
Aussi, beaucoup de personnes utilisèrent Gorogsson à leur escient, le manipulant ou lui octroyant de faux indices sur les traces de son père.
La trahison fit alors partie de son quotidien, et malgré le fait qu'il s'entoura de quelques courageux guerriers pour combattre à ses côtés, il ne pouvait réellement pas compter sur les autres.

Lassé, et perdant peu à peu l'espoir de retrouver son père, Gorogsson se mit à fréquenter les tavernes en quête d'aventures pour gagner quelques sous.
Il continuait en parallèle à expérimenter de nouvelles bières, pour la plus grande joie de ses compagnons bois-sans-soif qui n'étaient jamais rassasiés.
Tel un baroudeur, il s'engageait pour des missions plus ou moins honorifiques, de toutes manières son honneur était déjà bafoué, et les tueurs qui l'accompagnaient ne rechignaient jamais devant une bataille.

Il fit la rencontre de Burglekutt, un Tueur nain, qui parcourait le monde en quête d'un ennemi digne de lui ôter la vie.
Burglekutt était devenue une légende dans ce bas monde, ses ennemis trépassant toujours sous le fil de sa hache au grand dam du vieux Nain qui tentait désespérément de perdre la vie. Cette réputation faisait que le tueur attirait inéluctablement à lui d'autres nains suicidaires, persuadés de trouver sur son chemin des monstres et adversaires redoutables.

Plusieurs fois sur sa route, Gorogsson vint à lui retirer sa mort sous le nez. Car Burglekutt, étant un nain téméraire, n’hésitait pas à aller affronter des créatures du chaos de plus en plus puissantes.

C'est ainsi que Gorogsson, alors que Burglekutt était en mauvaise posture, affronta a main nue un dragon noir dont la mâchoire allait se refermer sur la carcasse de Burglekutt, qui gisait, inconscient, sur le sol noirci des flammes du souffle de la bête.
A son réveil, Burglekutt comprit que Gorogsson lui avait sauvé la vie. Il fut dans un premier temps épris d'une rage folle, mais avec du recul, commençait a se demander pourquoi un nain lui avait sauvé la vie, lui qui s'était engagé sur la voie des tueurs.
Cet acte était impensable, et au delà de tous les crimes que pourraient commettre un nain.

C'est pourquoi, Le tueur décida de suivre Gorogsson dans ses quêtes. Le jeune Forgerune avait une dette envers lui, et devrait lui confier les corps à corps contre les plus féroces ennemis qu'ils rencontreraient. Et puis, peut être qu'avant de trouver la mort au combat, le Vieux Tueur de dragons réussirait à comprendre pourquoi un nain avait sauvé la vie a un tueur.

C'est ainsi qu'à force d'aventures, de beuveries, et las des intrigues politiques des races humaines, elfiques et même naines, que Gorogsson se paya un navire.

Une fois à flot, il entreprit de commercer avec des forteresses et autres bourgades de l'empire, commercialisant ainsi sa propre bière, qui en peu de temps devint un succès franc. Gorogsson était fier de son nectar, et de l'argent récolté ainsi il put se payer ses premiers canons pour équiper son navire. Le nain qui lui fabriquât ses canons ne lui demanda pas beaucoup d'argent, mais se fit payer en tonneaux entiers de bières.
Gunnarsson était un artilleur expérimenté, mais porté sur la boisson, de telle sorte qu'il couvrait sa famille de honte, là ou la tenue de l'alcool était considéré comme une preuve de virilité chez les nains, lui se retrouvais saoul après avoir ingéré quelques barriques de bières seulement...
Mais son amour pour les pintes était si fort, qu'il finit par se faire mettre dehors des tavernes de sa forteresse, et, cruellement en manque d'alcool , traitait ainsi avec Gorogsson pour goûter toujours plus au fruit de son péché mignon.
C'est comme ça qu'à force de retourner lui demander ses services pour réparer et entretenir ses canons, Gorogsson engagea Gunnarsson comme artilleur à son bord.

Le navire du nain Orphelin devenait puissant, et Gorogsson, qui n'avait plus l'envie de se mettre au services des humains ou des elfes qui l'exploitaient et l'escroquaient, se mit à gagner sa vie en marchandant, mais aussi pillant les navires des nations ennemies à ses partenaires commerciaux.

Les trois amis étaient devenus des pirate-marchands, sillonnant les mers, abordant les navires et parcourant les continents en quêtes de trésors afin de subvenir à leurs besoins.
S'affranchissant de toutes les contraintes des sociétés gouvernées, selon lui, par des hypocrites qui profitaient des guerres pour s'enrichir et laissaient le chaos se propager tant qu'ils pouvaient en tirer partie...

Cependant, pour pouvoir rentabiliser la production de sa bière, le pirate Nain avait besoin de s'établir sur la terre ferme.
Sa tête étant mise à prix dans plusieurs provinces du vieux monde, il choisit de se bâtir un port d'attache sur les côtes dépeuplées du dessert de Nehekara, pour s'assurer d'un discrétion sans faille dans son empire commercial.
Certes, la région était un désert aride, mais les côtes irriguées par de toutes petite rivières étaient suffisamment fertile pour cultiver de quoi nourrir ses colons et faire pousser les ingrédients nécessaires à la fabrication de son précieux nectar.

Mais le coin, bien qu'à l'abris des regards indiscrets, n'était cependant pas un havre de paix pour les vivants car dans l'ombre de la mort, des lueurs morbides scrutaient les barbus d'un œil noir et menaçant.

Alors qu'il laissait souvent Gunnarsson à la tête de la colonie-brasserie, l'ivrogne étant trop occupé à défendre sa précieuse distillerie contre les hordes de morts vivants plutôt qu'à en boire tout le nectar, Gorogsson lui continuait son tour du monde à bord de son navire dans l'espoir de tomber sur quelques trésors et embarcations remplies de marchandises précieuses. Un jour, un navire aux voiles noires, des pirates elfes noirs, croisèrent leur route, la bataille fit rage. Gorogsson en sortit victorieux, ne laissant de l'équipage inexpérimenté des elfes, qui en étaient certainement à leur première sortie en mer, que des cadavres gisant. Les pirates nains vidèrent alors la cale du bateau, un bien maigre butin, si ce n'est l'étrange rencontre qu'ils y firent.
Ligoté au milieu des tonneaux et des rats, un homme à la peau bleuteé, et d'une espèce inconnue était retenu prisonnier.

Qortak, tel qu'il se faisait appeler, racontât alors sa capture à Gorogsson ainsi que son étrange chemin de pèlerinage au travers du monde afin de trouver le moyen de lever le voile mystique qui cache son île natale du reste du monde, et pour pouvoir enfin regagner sa patrie d'Oracles. Gorogsson au départ n'eut que faire de ses histoires, et envisageait même de revendre le malheureux Qortak au prochain port comme esclave. Mais lorsque ce dernier interpella le pirate aux pensées obscures, il le fit changer d'avis. En effet, ses mots "Vous me rappelez quelqu'un, cher nain, plus âgé, mais aux traits identiques" firent renaitre l'espoir dans le cœur de Gorogsson. L'espoir de retrouver quelque part, et en vie, son père.

Ainsi, le destin tragique de l'oracle changea du tout au tout, et la compassion du nain qui commençait à s'effriter à force de mener une vie de pirate vient à s'éveiller à nouveau. Après quelques semaines à bord du navire nains, Qortak et Gorogsson se lièrent d'amitié, les deux individus se promettant l'un à l'autre l'aide dans leur quêtes respectives.
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