GORKHAN le balafré.

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GORKHAN le balafré.

Message par Zackariel le Ven 25 Nov - 15:31

GORKHAN le balafré.


Les bois les plus sombres abritent des secrets inavouables, dont les horreurs peuvent faire perdre la raison à plus d'un homme.
Des beuglements et des cris atroces, d'animaux d’espèces inconnues, raisonnent dans ma tête. Il fait noir, je n'y vois rien, mais j’entends un murmure glacial raisonner de plus en plus fort, et prenant le dessus sur les bruit animaux. Ces murmurent sont prononcés dans une langue que je ne connais pas, des mots que seul des sorciers obscurs pourraient prononcés.
Tout ce dont je me souviens, c'est que j’étais là, dans une forêt, à la tête d'une petite garnison d'hommes, sécurisant les alentours de Kalm, la petite ville où je suis né, se situant à la zone frontalière entre l'Empire et les Terre de Bretonni, à l'orée de la mystique forêt d'Athel Loren.

Voila que les derniers instants de ma vie défilent devant mes yeux...

J'embrasse ma fiancée, avant de reprendre mon service. Il durerait un mois avant ma prochaine permission où je retrouverait le temps d'un séjour, la douceur du foyer.
Je suis nommé capitaine pour mon retour, un honneur, et je me vois confier la responsabilité de 50 hommes pour patrouiller aux alentours de Kalm, et sécuriser la ville de toute menace.

Nous avions rencontré une meute de bêtes aux sabots fourchues, ces êtres abjects, couverts de leurs propres déjections et du sang séché de leurs dernières victimes. Leur nombre réduit, j'en profite pour lancer l'assaut. La bataille est un franc succès, et es hommes pourfendent le dernier de ces hommes animaux, qui vrai semblablement devaient être des éclaireurs, quand j’entends raisonner un de ces cris bestiaux dans les cieux.

C'est étrange, j'ai le sentiment d’être le seul à l'avoir entendu, comme s'il émanait du plus profond de moi...

Je donne alors à mes hommes l'ordre de rentrer à Kalm, prévenir les milices et l'armée, d'une probable et imminent attaque des sabots fourchus. Mais quelque chose me retiens en ces lieux.

J'envoies alors seulement 10 hommes transmettre le message, tandis qu'écoutant mon instinct, je reste sur place pour sécuriser la zone, et prévenir une éventuelle seconde vague d'éclaireurs.

Le soir tombe, et dans ces sous bois la visibilité commence à se réduire. Une silhouette d'homme se dessine dans les ombres du soir. Mes hommes sont sur leurs gardes, et attendent mon ordre pour décharger leurs mousquets.
Quelque chose me retient, je suis comme paralysé, et envouté. Je ressens en moi le désir ardent de rencontrer cette ombre qui s'avance. Et, en même temps, un homme seul ne pourrait pas être dangereux. Je donne alors l'ordre a mes hommes de rompre les rangs.

C'est à ce moment que l'ombre devient plus nette, et que se dessinent sous la capuche du mystérieux étranger, des traits profonds, d'un homme très avancé en age.

Soudain, alors qu'il tend la main vers notre campement, un énorme choc se produit, et je tombe dans un profond coma.

Voilà, j'en suis la. Je comprend alors que les murmures que j’entends en moi proviennent du vieil homme, et les ténèbres s’effacent peu à peu pour laisser place à une vision flou des arbres au dessus de ma tête.

C'est étrange, je me sens... Différent. Alors que je me relève, je découvre les uniformes de mes hommes, vides. Aucune trace de sang, ni de lutte. Juste des rongeurs, qui me regardent effrayés, et qui s'enfuient dans les bois au moindre de mes mouvements.

Les sorcier nous à vraisemblablement lancé un sort. Mais comment ai-je survécu, et ou sont les corps de ma garnison ? Je commence a examiner mon corps pour estimer mes plaies, quand l'effrois me saisit.
Des touffes de poils dense recouvrent ma peau, noircie, et des sabots fourchus ont désormais remplacé mes pieds.

Je comprend alors que le sorcier nous à lancé un sort de régression, transformant nos corps d'hommes en leur instinct animal.

La lune rouge du chaos fait son apparition dans le ciel, alors que je me sens obligé de pousser un beuglement, mon premier rugissement, tel une plainte, décrivant exactement tous mes sentiments de désarrois, de peur, de désespoir... Mais aussi de rage et d'une colère immense.

Je regarde tout autour de moi, et je me surprend à renifler l'air, à l'affut de la présence du sorcier qui m'a envouté, mais il n'y à plus personne.... Soudain, mon odorat flaire du danger.

Voici que les hommes que j'avais envoyé en éclaireur reviennent avec des renforts, et ils me trouvent là, au milieux des uniformes sans corps de ma compagnie. Leurs armes se braquent sur moi, et au moment où je tente de leur parler, pour leur expliquer ce qu'il m'arrive, une voix rauque comme celle d'un vieux taureau remplace ma voit originale, et, surpris, je laisse échapper un cri de terreur, me rendant semblable à ces bêtes que j'avais l'habitude d’abattre avec ma garnison.

Je suis assaillis par les militaires de ma propre ville, qui, ravis de me trouver seul au milieu de cette forêt, semblent être déterminés à m'arracher la tête comme trophées. Je suis nu, et pourtant, je ne ressens pas les coups de leurs lames contre ma peau. Je vois les entailles, et le sang, et, pris par mon instinct bestial, je me défend, et me surprend à massacrer mes amis, avec qui je vivais autrefois en caserne, un par un. Je viens de tuer une dizaine d'hommes, et la vue de leur sang créé en moi une adrénaline bestiale, une frénésie meurtrière s'empare alors de moi et je ravage, seul, la milice de Kalm.

Le Capitaine de la milice, mon vieil ami qui m'a nommé capitaine de la patrouille, me fait face, avec son épée magique. Cette lame que j'ai longtemps admirée, dans les mains de cet homme si talentueux au combat. J'imagine que ma fin est proche, mais mes sentiments de peur et de raison sont a nouveaux refoulés par cette rage animale qui me possède.

L'arme magique me fend le visage et je ressens une brulure intense. Ma vision est troublée par mon propre sang qui déferle. Je le respire et l'avale par les naseaux inspirants et expirants au rythme des battements de mon cœur, boostés par l’adrénaline, et ma gueule béante, remplie de dents acérées, qui hurle de douleur et de rage.

Le coup, aussi douloureux soit il, est loin de m’être fatal, contrairement à ma sauvage riposte, qui abat net le héros de la milice.

Le danger est écarté, mes sens retombent net. Je m'éponge le sang avec mes avant bras poilus, et celui-ci s’arrête net de couler, et sèche, sur mon front comme sur mes bras, renforçant ainsi l'étoffe qui recouvre mon corps. Je suis époustouflé par cette capacité de cicatrisation, et, comprenant que je serais désormais traqué par les hommes, j'arrache les plaques d'armure des soldats pour me les attacher et ainsi mieux me protéger. Je regarde ensuite le corps du capitaine, gisant au milieu de ses hommes et de son propre sang, son épée magique, à la main, dont la lame, brisée, a cessée de rayonner.

Je m'éloigne alors, de ce lieu de mort, où ma vie vient de basculer, et je marche, errant, sans parvenir à réfléchir ni me rassurer.
J'aperçoit un petit ruisseau, je décide de m'y arrêter pour boire.
Alors que je vois mon reflet dans l'eau, je constate que malgré les traits animaux, mon visage est resté semblable au visage d'homme que j'ai toujours possédé. Je m'attarde sur mes traits, convaincu que je pourrais être reconnu par les miens, et je me dis alors que peut être un enchanteur parviendrais à me rendre mon corps et ma vie d'homme. Mais mon cœur se serre quand mon regard s’arrête sur la profonde balafre qui divise mon visage en deux.

Si je vais vers les hommes, ils tenteront de m'abattre, comme les soldats.

Suis-je condamné à baisser les bras, et abandonner tout ce que je possède ? Était-ce la dernière fois que je voyais mon aimée... ? Non, je refuse de la perdre. Je la retrouverais...

Dans ma mélancolie, je hurle à la nuit, tel un loup, je mugis tel une bête à l'agonis.

Mon manque de discrétion me perdra certainement, voilà que mes sens bestiaux repèrent un troupe de ces hommes-bêtes, qui se dirigent vers moi.
Je n'ai pas le temps de m'enfuir, leur chef me hurle déjà de m'arrêter. Lui devait m'avoir flairé depuis déjà un moment...
Ils m’emmènent alors dans leur campement au cœur de la forêt.
Des sangliers difformes et énormes, des chiens du chaos mutants, des parodies d'humains cornus et rachitiques... Un taudis d'informités entoure le camp, et tandis que nous le traversons pour atteindre la zone éclairée par un immense feu, je vois toutes ces bêtes tenter de me croquer, et des parodies d'humains rachitiques se faire dévorer. Plus loin, nous arrivons à une partie éclairée par le feu de camp, et là je vois des bêtes plus grosses, avec des petites cornes, ceux qu'ils ont l'habitude d'envoyer en éclaireur, s'entraînant à l'arc ou au maniement de la lance, ou avec des cornes plus grandes, les guerriers, maniant les haches et s'équipant d’armures... Le cœur du campement, là ou je suis emmené, est lui peuplé d'autres hommes-bêtes encore plus impressionnants, comme jamais j'en ai vu auparavant. Leurs cornes sont si longues, qu'elles s'apparentent aux cornes du chef, ils revêtent des armures lourdes, et manient des armes a deux mains. Ils faut au moins deux ou trois tête de plus que les autres, qui eux même dépassent les hommes d'une ou deux têtes.

Tout le camp est remplis d'une agitation sauvage, et de phéromones bestiales, on y sent une tension et une excitation extrême. Les bêtes copulent entre-elles ou avec des femmes humaines qu'ils ont enlevées, et partout, les excréments jonchent le sol.

Le chef me jette au milieux des grosses bêtes, qui, je me rend compte désormais, s'apparentent à ma forme bestiale, et me balance des pièces d'armures lourdes et une hache immense.

"Equipe-toi" ce sont ses seuls mots, et tous me regardent. Je comprend alors que leur attaque contre Kalm est imminente, et que ce chef veut que je me batte a ses cotés. Je suis entouré de me ex ennemis, tous excités à l'idée de l'orgie de sang qu'ils allaient consommer, et entr’aperçoit un peu plus loin la silhouette du sorcier qui m'a envouté... Je m'élance alors vers lui, et quand je passe au niveau du chef, celui-ci me saisit par la crinière, et me jette au sol d'un simple mouvement de bras. Sa puissance me cloue au sol, et je le vois taper le sabot contre la terre, qu'il creuse sans s'en apercevoir.
Je ne m'étais pas exécuté à temps, j’étais encore sommairement protégé par les plaques d'armure légère des impériaux que j'avais décimé, lorsque le chef des bêtes me chargea toute corne dehors et me percutât à l'abdomen.
Mon instinct de bête reprend alors le dessus, et, a nouveaux, je ne ressens plus a douleur, et encaisse les coups sans les ressentir. Ceux sin sont d'une violence extrême, et, bien que je ne ressente pas la moindre douleur, je vois mon sang jaillir et se répandre de toutes parts, et les chocs m’empêches de me débattre. Alors que le chef pense me laisser pour mort, dans ma marre de sang, après m'avoir lacéré des dizaines de fois avec ses cornes et ses haches, il me tourne le dos et commence a s'éloigner. Deux de ses hommes s'approchent de moi, couteau à la main, en vue de me dépecer, et dans ce laps de temps, je m'essuie le sang qui cicatrise immédiatement, et me redresse sur mes sabots, saisissant les deux guerriers et enfonçant mes énormes doigts griffus dans leurs yeux, saisissant leurs cranes tellement forts, qu'ils sont réduits en bouilles.

Les chef se retourne alors en sursaut et me charge, mais d’instinct, je l'esquive. S'en suit un combat rapproché, ou ma peau, couvertes de plaques d'armures, et de mon sang séché mêlée à ma toison noueuse, ne subit aucune entaille malgré les coups portés par le chef. Celui-ci me surpasse en force, mais mon incroyable endurance finit par l'épuiser peu a peu, et mes coups en deviennent fatal pour la bête qui s’effondre sous les yeux ébahis de ses guerriers.

La meute se met à s'écrier d'effrois et de rage, quand le sorcier réapparait, et s'approche de moi.
Il sort un couteau et tanche la tête du cadavre gisant a mes pieds, et me la tend. Il retire sa capuche, et je vois alors distinctement son visage, et ses cornes. Le sorcier qui m'avait transformé en bête était lui-même le chaman de la tribu. Voyant que j'étais remplis d'une haine envers lui et son peuple, il murmura a nouveau des mots en langage chamanique, et le temps s’arrêtât.
Seul, en face à face avec lui, mais tout aussi paralysé, je ne peux qu'engager la conversation avec le chaman. Un dialogue qui semble durer des heures, et dans lequel je maudit mon interlocuteur, qui finit par expliquer que je suis élu par ses dieux. Une sorte d'épreuve, selon lui, de laquelle je pourrait sortir vainqueur et, même si je ne retrouverais jamais une apparence humaine, je pourrais a nouveau retrouver le bonheur dans ma condition bestiale.
Au fil du dialogue j'ai l'impression de perdre peu a peu mes sentiments humains, comme si mon être se résolvait à sa condition bestiale, mais mon désir ardent de retrouver ma fiancée s'intensifiait. Je me doute alors que c'est le sorcier qui m'envoute a nouveau, mais je ne peux rien y faire, je suis désormais un homme-bête, et mon seul désir est de retrouver mon aimée, qui saura reconnaitre mes traits, et je pourrais continuer à vivre avec elle... Mais pour cela, j'allais devoir accepter de combattre ceux qui la retiennent, de combattre les humains, qui me privent de mon bonheur...

Le temps se défige, et je vois les guerriers, toujours beuglant, qui ne se sont rendu compte de rien. Le chaman me nomme alors "chef" de la harde. Il me Baptise, devant tous, GORKHAN Le balafré. Puis, saisissant les cranes du chef et des deux guerriers que j'ai abbatu dans ma lutte, me confectionne un heaume, le heaume du chef.
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Re: GORKHAN le balafré.

Message par Baldagadou le Ven 25 Nov - 22:06

Pas mal l'histoire de ta bestiole... Domage qu'il doit mourir prématurément ... hahahah HAHAHAHA (rire moqueur de tantouse elfique caché dans la canopé)
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Re: GORKHAN le balafré.

Message par Zackariel le Mer 11 Jan - 14:33

Tu vas le sentir passer, et pas qu'un peu. :p
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